La trahison

broken heart love sad
Je t’avais déjà croisé, au détour de mes journées, sans jamais vraiment te prêter attention, je te trouvais un peu snob.  A l’époque, je travaillais beaucoup et consacrais mes soirées à mon amoureux et mes amis. Lorsque mon fils est né, j’ai découverts la solitude du congé parental, ce que c’était que d’être seule toute la journée avec un nourrisson qui refusait que je le pose, l’inquiétude que je ne pouvais partager, les stimulations intellectuelles différentes et parfois, l’ennui.

C’est à ce moment la que tu es entré dans ma vie, jusqu’a peu à peu faire partie de mon quotidien. J’étais toujours heureuse de te retrouver, ce que tu me racontais m’intéressais prodigieusement.  Le matin, lorsque Papa Bacon partait, je me précipitais pour te retrouver, un peu coupable. Entre deux couches et un biberon, il y avait désormais toi, et je me sentais tellement moins seule! Grâce à ta patience, ta pédagogie, j’apprenais des choses, je reprenais confiance en moi. Tu me parlais d’Husserl, de la guerre d’Espagne, du quotidien, c’était bon.
Je t’aimais.

Tu as changé ces dernières semaines. Tu as commencé à te répeter, je te sentais moins disponible, comme si ta présence était devenue une faveur que tu me faisais et plus un plaisir partagé comme autrefois. Je me suis sentie triste, abandonnée.
France Culture, je sais que tu reviendras en septembre, mais je t’en veux terriblement de ces interminables rediffusions que tu proposes durant l’été. Comment peux tu faire une chose pareille aux mères au foyers pour qui tu représentes une telle bouffée d’oxygène?

Un grand pouvoir implique de responsabilités, comment as tu pu l’oublier?

 

 

 

france culture

 

 

 

 

 

 

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Le deuil de l’allaitement

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Quand j’attendais le Lardon, quelque chose de miraculeux chez l’angoissée chronique que je suis, s’est produit: je savais. Moi qui ai besoin de l’approbation de l’ensemble de mon entourage (y compris celui de la boulangère) avant de changer de coupe de cheveux, je savais que tout irait bien. Je savais que j’aimerais passionément ce bébé, je savais que je survivrais aux auvaises nuits, que l’accoucchement se passerait bien.

Et je savais que l’allaiterais mon fils. Pour la bobo hippie végan-wanabee que je suis, l’allaitement était une évidence.

Quand le Lardon est né, il m’a d’abord regardé de son air d’agneau adorable, puis il a rampé jusqu’à mon sein, comme si c’était la chose la plus  naturelle du monde. C’était merveilleux. Cette sensation de connexion entre nous deux, mon corps qui nourrissait le sien, comme quelques heures auparavant et son air de chaton repus après une tétée étaient la sensation la plus extraordinaire que j’ai jamais vécue.

Nous somme rentrés quelques choses plus tard, mon adorable lardon avait bien repris du poids et dormait du sommeil du juste blotti contre son papa. J’étais très fière de mon joli bébé qui dormait déjà si bien et grossissait bien. J’étais en forme, j’étais heureuse.

Les histoires comme celles-ci sont ennuyeuses si elles ne se terminent pas dans un éclat de verre brisé, et c’est naturellement ainsi que les choses se sont passée. Dix jours après la naissance du Lardon, nous sommes allés le faire peser. Une formalité, pensais-je, même si je m’inquitiétais vaguement d’une prise au sein de plus en plus difficile. Et bim! Fiston n’avait pas repris son poids de naissance. Branle bas de combat à la PMI, on m’a intimé de revenir dès le lendemain, et tous les jours, mesurer les prises de poids du lardon. C’est peu dire que j’ai perdu toute confiance en ma capacité d’allaiter mon fils. Le stress étant à l’allaitement ce qu’il est à l’érection masculine, tout à cmmencé à foirer à ce moment la. Mon fils tétait de plus en plus mal, je pleurais sans arrêt, il a commencé à perdre du poid.

C’est alors que nous avons rencontré la conseillère en lactation à un demi SMIC la consultation. Celle ci m’a dit que je manquais de lait, dont acte: il fallait stimuler. A compter de ce jour, jour et nuit, et trois semaines durant, j’ai du donner le sein à volonté (45 minutes) puis un biberon (15 minutes), négocier avec le lardon pour qu’il accepte que je le pose (Une demi heure) et tirer mon lait (Trente minutes).

Trois semaines plus tard, il n’avait pas pris un gramme et je pleurais sans arrêt. J’ai finis par jeter l’éponge, épuisée.

J’ai terriblement mal vécu cet allaitement raté, des mois plus tard, je pleurais encore lorsque le sujet était abordé (autant dire qu’apprendre que le lait que nous donnions faisait parti des lots potentiellement contaminés – coucou Picot- a été difficile), et j’ai été obsédée par être histoire d’allaitement.

Jusqu’à découvrir la fameuse confusion sein-tétine. Je savais que c’était possible avec un biberon, mais je n’avais jamais envisagé que cela puisse concerner la sucette que j’avais donné au lardon dès son deuxième jour. Voilà qui expliquait tout: pourquoi il s’était soudainement mis à téter si mal, lui qui les premiers jours s’accrochait à mon sein comme un chargeur à un Mac.

J’en ai terriblement voulu à la soit disant conseillère en allaitement que nous avions rencontrée: il me semble que quelqu’un de compétent aurait immédiatement posé la question. Hors, en me conseillant de tirer et donner au biberon mon lait, cela avait aggravé le problème comme un cercle vicieux: le bébé tête mal, on lui donne le lait au biberon, il tête de plus en plus mal.

Quelqu’un de compétent m’aurait plutôt conseillé de retirer ténues et biberons, de m’installer trois jours dans mon lit avec lui au sein a volonté, et le problème aurait été réglé.

Aujourd’hui, cette histoire d’allaitement est derrière moi: je regrette toujours, mais j’ai fais le deuil, grâce à mon adorable fils qui a su me montrer que le lien ne passait pas forcément pas là, et aux pouvoirs miraculeux du temps.  Cette expérience douloureuse m’a permis d’apprendre que la fameuse confiance que j’ai acquise durant ma grossesse était fragile: en tant que jeune mère, j’aurais eu besoin de conseils justes et bienveillants.

Et vous, comment s’est passé votre allaitement? Avez vous connu la confusion sein tétine? Avez vous été correctement conseillées?

La quiche devient blogueuse

Je suis blogueuse comme je suis écrivain, pianiste, russophone et végane: dans mes fantasmes.

Maintes fois, j’ai tenté d’ouvrir un blog et ces tentatives se sont terminées de la même façon: création d’un nom de domaine, un visuel pourri, une dizaine d’articles non terminés, et aucune publication.

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(moi quand j’essaie de comprendre le fonctionnement de référencement)

Je suis quiche en informatique. Il y a deux ans, lorsque mon fidèle PC d’étudiante m’a lâché (le troisième en cinq ans. Mes ordinateurs ont une conception toute relative de la fidélité), j’ai passé le pas et acheté un Mac, persuadée que celui ci tiendrait enfin le coup. Et c’est vrai: deux ans après, pas de bug massif, il s’allume toujours et le traitement de texte fonctionne. sauf que je ne sais pas m’en servir, c’est tout juste si je maitrise les fonctions de base.

Je suis en quiche en programmation. Modifier la page « à propos » de ce blog m’a pris deux heures. Lorsque je regarde les « astuces de blogueuses », mon cerveau fond face aux mots SEO et référencement.

Je suis une quiche en photo. Mes photos ne sont belles qu’a travers mes yeux: sur les photos de sa naissance, mon fils est rougeaud (alors qu’il était plutôt canon, disons le!), j’ai le triple menton de l’amour (ça par contre, c’est toujours vrai) et la plupart sont a contre jour. Rien à voir avec les photos de magazine qu’on trouve sur Instagram et les jolis blogs que je lis avec tant de plaisir.

Autant dire que j’ai pas mal hésité avant d’ouvrir cette page. Et puis, l’envie d’échanger, de raconter, de rencontrer, a pris le dessus.

Bienvenue sur mon blog de maman quiche!
Et après moi, le déluge (soyons modestes).